Histoire & tricot

Animaux à toison, origine, élevage, traitement de ces toisons. Histoire, évolution des vêtements de laine à travers siècles et pays. Apprendre à tricoter : outils, matériaux, les premiers points, les finitions. Et nos grands-mères ? Et les enfants ? ....

01 septembre 2009

On tond les moutons

Sur la route de la fin du monde, on tond les moutons.
merinosWorld's End Highway" : la grande route de la fin des mondes. Un scénario inquiétant. On la trouve sur la droite, en quittant les collines venteuses de Burra où les premiers colons se creusèrent des maisons dans la roche. Mineurs le jour, troglodytes la nuit : une vie de sacrifice. Dès que mes roues ont quitté les terres irriguées de la Clare Valley, la végétation désolée du bush a repris son règne aride. ... / ...
On surnomme l'Australie-Méridionale "The State Festival", en raison des nombreux festivals et manifestations qui s'y déroulent toute l'année. A Renmark, en octobre, on organise la Fête de la rose. Toutefois, l'inquiétude est palpable dans le regard des habitants de cet Etat : les derniers étés furent très secs. Trop.
J'en ai parlé ce matin avec Shane O'Bryan, 49 ans. Il était appuyé sur son pick-up, devant une ferme, avant de reprendre le travail. Shane tond les moutons mérinos depuis trente-deux ans : un gun-shearer, un as de la tondeuse payé jusqu'à 2,50 dollars par mouton. "Je tonds plus de 200 bêtes par jour, mon record est de 333", me raconte-t-il, en gonflant ses bras aussi gros que mes cuisses. Un vrai physique de lanceur de poids biélorusse. "Avant la sécheresse, on pouvait travailler presque toute l'année, reprend-il. Mais le nombre de moutons est en baisse. Beaucoup d'élevages ont souffert. J'ai du boulot huit mois par an au lieu de onze, l'activité est moins solide."
POIL DANS LA MAIN
Certains shearers partent dans d'autres Etats pour tondre toute l'année. "Mais ça paie moins ailleurs", précise Shane, entouré de ses deux fils : Wayne (19 ans) et Shane Junior (23 ans). A quoi reconnaît-on un gun-shearer ? "A son coup de tondeuse souple, propre, rapide et efficace, intervient Shane Junior. Le rasoir peut blesser facilement le mouton mérinos. Il faut beaucoup de force physique pour plaquer la bête au sol."
La laine, triée selon sa qualité, sera ensuite tassée dans des sacs d'environ 170 kg dont le fermier peut obtenir jusqu'à 600 dollars. On ne trouve plus assez de tondeurs : "Les jeunes d'aujourd'hui sont des fainéants, ils savent qu'il y a de l'argent à gagner dans ce secteur, mais ils sont effrayés par les intenses journées de travail (de 7 à 18 heures)." Shane O'Bryan leur raserait volontiers ce gros poil dans la main. - LE MONDE -

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04 août 2009

A Carnac, ...

... le Landes de Bretagne maîtrise la flore de la lande.
moutons_carnacLe site de Carnac est un lieu emblématique de la Bretagne. ... / ... Démonstration y a été faite que ce petit ruminant a des capacités à maîtriser la flore semi arbustive, y compris celles à épines comme l´ajonc par exemple. ... / ...
Ces animaux considérés comme très adaptables aux différents milieux ne pâturent pas au sens strict du terme sur ce type de parcours mais se contentent d´abroutir les extrémités végétatives avec une bonne gestion des ligneux. Cette adaptabilité au milieu se concrétise par un comportement lié à la configuration du site et au couvert végétal.
Des situations similaires abondent dans le Grand Ouest (Réserve de Goulien Cap Sizun, Landes de Brocéliande, Réserve du Duer Sarzeau, ...). Parfois la demande est de maintenir le paysage ouvert et ce, sur des superficies relativement importantes pour l´Ouest. La ruralité liée à la perception des paysages est posée au travers de leur entretien voire de leur maintien.
Le 26 mai 2008 par Louis Reveleau, chargé de mission auprès du Crapal
C'est un mouton de petit format : 50 à 60 cm au garrot. Le poids est compris entre 40 et 50 kg pour les mouton_landais3brebis. Le profil céphalique est rectiligne, comme l'ancêtre sauvage, la tête étant allongée et fine. Le chanfrein des béliers est légèrement busqué. Les oreilles sont petites et dressées.
La robe est le plus souvent noire, parfois blanche, et la toison semi-ouverte. Les extrémités des moutons blanc sont le plus souvent légèrement à moyennement tachées, mais il existe des animaux à poil blanc lustré et d'autre fortement tachés de roux foncé. La toison n'est pas envahissante, la tête est dégarnie.
Dans la population actuelle, les béliers sont parfois cornus. En Basse-Bretagne, les béliers sans cornes sont appelés maout-Spagn, ce qui signifie «mouton espagnol.» En breton, le qualificatif "-spagn" est utilisé pour ce qui est exotique (par exemple : "yar-Spagn" = poule d'Espagne = dinde). À l'origine, le Mouton des Landes de Bretagne serait donc cornu à l'image du Mouton d'Ouessant. Les cornes ont parfois une forme particulière qui rappelle le Mouton gallois. Même les brebis pouvaient porter des cornes, un indice d'archaïsme de la race. Au cours de son voyage en France à la veille de la Révolution, l'agronome Arthur Young indique que les brebis de Missillac portaient des cornes. Dans L'Université catholique, ouvrage collectif de 1843, un article de l'abbé Maupied  indique qu'«en France, la race flandrine, celle de Sologne, la bérichonne, la roussillonne et nos petits moutons de Bretagne sont nettement tranchées entre elles... Bien plus, dans la petite race bretonne, nous avons vu des brebis porter des cornes comme les mâles, quoique les autres brebis n'en aient pas ordinairement. » Dans Etude de nos races d'animaux domestiques et des moyens de les améliorer, J. M. Magne signale en 1857 des moutons bretons « petits, à tête fine, sans cornes ou avec de grosses cornes formant des spires allongées », dont la laine est grossière : « dans beaucoup de béliers, le cou, le garrot et les cuisses portent une laine comparable au poil le plus grossier des chèvres. »
La queue du Mouton des Landes de Bretagne varie de manière importante dans son développement. Elle est plus ou moins longue, les queues courtes (comme le Mouton d'Ouessant) sont un indice d'archaïsme, plus proche de leur ancêtre sauvage. Wikipedia

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03 août 2009

Le mouton Soay sauvé par la tonte...

...de l'herbe.
Soay1Les moutons Soay sont une race de mouton très ancienne et très rustique qui était élevée en Ecosse dans l’Ile de SAINT KILDA. Habitué à une herbe rare, à un climat difficile, à des reliefs accidentés le Soay n’a pourtant pas été développé et il a décliné en même temps que l’élevage écossais au point d’être menacé de disparition. Le Soay n’est guère intéressant pour son rendement en viande.
Il a été sauvé de la disparition par Eric Plouzeau, directeur du Parc Zoologique de la Ville de Lyon qui a décidé de conserver quelques spécimens comme le veut la vocation des zoos. Quelques ruminants ont été installés il y a plusieurs années pour entretenir des espaces verts du cimetière de LOYASSE, à Lyon. Où ils ont fait des petits.

Jardins de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.
Un troupeau a été désigné pour brouter l’herbe du (très beau, mais très confidentiel) jardin de l’Ecole Normale Supérieure de Lettres et de Sciences Humaines de Lyon, créé par le jardinier paysagiste Gilles Clément. La population progressant, quelques individus de ces moutons à profil de caprins ont été cédés à l’association Naturama qui développe l’idée d’un sauvetage conforté par une utilisation plus large.
moutons_soay« Nous avons pris contact avec la commune de Saint-Priest, avec  Champagne a Mont d’Or, avec Saint Didier au Mont d’Or, explique Christophe Darfeuille, directeur de  NATURAMA. Naturama est aussi en contact avec la commune de Chaponost sur le territoire duquel se trouvent des espaces  Naturels Sensibles du Département du Rhône. Des contacts ont été établis avec le Pays Viennois. Le mouton Soay est adapté à l’entretien de ces espaces qui comportent des escarpements,  et où il est risque de faire intervenir du personnel. Le mouton est aussi susceptible d'être dressé pour manger plutôt telle ou telle plante.

Christophe Darfeuille envisage même d’aider au développement des populations de Soay qui pourraient être acquis par des municipalités, des entreprises, pour l’entretien d’espaces verts. Loin de SAINT-KILDA...
(Par Michel DEPROST) Enviscope - Rhône-Alpes

L'association Naturama veut poursuivre le sauvetage de la race de mouton Soay,engagée par le Jardin Zoologique de Lyon en développant la capacité du ruminant à tondre des terrains difficiles.

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04 juillet 2009

Moutons écossais.

Plus petits à cause du changement climatique.
soayLes moutons sauvages ont vu leur taille diminuer en l'espace d'un quart de siècle, sur une île du nord de l'Ecosse, du fait des hivers plus doux, selon une étude publiée aujourd'hui.
Les moutons de Soay, couverts d'une laine brune et épaisse, qui vivent sur l'île de Hirta dans l'archipel de Saint Kilda (Hébrides extérieures), auraient dû devenir progressivement plus grands, les plus forts ayant des chances de survie plus grandes, selon les lois de la sélection naturelle, dans ces îles au climat rude.
Paradoxe...
Mais en 2007, les chercheurs ont constaté que leur taille avait au contraire diminué au lieu d'augmenter. Le changement du climat expliquerait ce paradoxe, selon des biologistes britanniques qui publient leurs travaux dans la revue scientifique américaine Science.
Les hivers étant devenus plus courts et plus doux, les agneaux n'avaient plus besoin de grandir et de grossir vite avant d'affronter leur premier hiver.
L'herbe à brouter plus longtemps disponible.
"Dans le passé, seuls les grands moutons en bonne santé et les gros agneaux qui avaient bien pris du poids au cours de leur premier été pouvait survivre aux durs hivers sur Hirta", résume Tim Coulson, professeur à l'Imperial College London.
"Mais maintenant, à cause du changement climatique, l'herbe à brouter est disponible pendant davantage de mois par an et les conditions de survie ne sont plus aussi exigeantes -même les moutons ayant une croissance plus lente ont une chance d'y parvenir", explique-t-il. Cela signifie que la proportion de moutons ayant une croissance lente s'accroît au sein du troupeau, ajoute-t-il.
Moins de 13 kg.
En 1986, les agneaux de moins d'un an pesaient en moyenne 15 kg. Vingt ans plus tard, leur poids était descendu à moins de 13 kg. Quant aux adultes, leur poids moyen est tombé en vingt ans de 25 à guère plus de 22 kg. Un autre facteur intervient, dénommé "l'effet mère précoce". Les brebis mettent bas plus jeunes, ce qui conduit à faire naître des agneaux de plus petite taille.
Face au changement climatique annoncé, les scientifiques estiment difficiles de prédire quels seront les gagnants et les perdants, compte tenu des lois de l'évolution des espèces. Mais cette étude pourrait les y aider, selon le Pr Coulson. - Le télégramme -

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03 juillet 2009

Moutons écossais ...

Ste_KildaArticle paru en janvier 2008, suite demain - Le déclin du nombre de moutons noirs dans les troupeaux sauvages d'Ecosse est dû à une guerre des gènes, ont conclu des chercheurs de l'Université de Sheffield.
La population de moutons Soay sauvages sur l'île de St-Kilda est pratiquement restée la même au cours des 4.000 dernières années, une aubaine pour les scientifiques ... ... Près de trois quarts des moutons sont sombres mais les chercheurs ont été étonnés de voir leur nombre diminuer. Etant de plus forte corpulence, leur lignée devrait logiquement avoir l'avantage de perdurer, et mieux résister à la rigueur hivernale. ... ... Les scientifiques ont analysé les différents gènes responsables de la couleur des ovins. ... ... Ils ont déterminé que le gène responsable de la fourrure "sombre" est dominant, ce qui signifie que les moutons sombres détiennent soit deux gènes "sombres" soit un "sombre" et un "clair".
Mais ils ont également découvert que le gène "clair" confère une meilleure santé générale à l'animal, faisant de la combinaison des deux gènes un avantage en terme d'évolution de l'espèce.
Ce qui explique le déclin du nombre de "moutons noirs" puisque ceux qui ont une paire de gènes "sombres" auront tendance à être en moins bonne santé, malgré leur corpulence, dit Slate qui avoue que l'équipe n'a pas découvert pourquoi le gène "clair" déterminait une meilleure résistance physiologique. ... ...  LONDRES (Reuters) - Michael Kahn, version française Patrice Mancino

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29 avril 2009

Les moutons partent en Irlande !

SARZEAU - Réserve du Duer.
C'est une grande première en France, des moutons des landes de Bretagne de Sarzeau quittent le territoire pour rejoindre une réserve de l'Irlande. C'est à l'initiative de Jean-Pierre Artel, garde conservateur de la réserve du Duer, en charge de la gestion des espaces, que l'opération peut avoir lieu, en accord avec la commune qui en est propriétaire.
D'où vient cette idée? «C'est à la suite de rencontres et d'échanges avec des Irlandais, et plus particulièrement avec Kieran Breen, du comté d'Armagh, que l'idée nous est venue. Le mouton des landes est un animal rustique, très calme et de plein air qui s'adapte à différents milieux. Il joue un rôle d'éco-débroussaillage, qui participe au maintien de la bio diversité». Pourquoi l'Irlande du Nord?
«Six ou sept de nos agnelles de trois mois et demi vont partir pour la réserve de Peatland Park, située au sud du lac de Laugh Heagh, à 80km de Dublin. Ce milieu, mélange de friches et de prairies humides, présente des caractéristiques dans lequel les agnelles vont vivre un peu comme en Bretagne. Géraldine Mac Ivor nous a rendu visite pour les voir évoluer chez nous et préparer la mise en place du transfert. Nous avons un réseau pour des échanges nationaux et internationaux pour la réserve d'oiseaux. Il nous a semblé intéressant de faire la même chose avec les moutons des landes». Le transfert est-il compliqué?
«Le voyage, dont la date n'est pas encore fixée est pris en charge par les Irlandais. Il s'effectuera par bateau à partir de Roscoff. Les agnelles seront mises en quarantaine à leur arrivée. Ce n'est pas compliqué mais très réglementé. Tous les animaux devant être identifiés et vaccinés avec attestations à l'appui. Les Irlandais sont par ailleurs au courant du plan de sauvegarde de la race du mouton des landes et nous donnent la garantie de préservation de la pureté de la race.
Réserve du Duer, à Sarzeau, Jean-Pierre Artel, tél. 02 97 41 36 02   Courriel: artel-jp@mairie-sarzeau.fr
Le Télégramme 24/04/2009

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27 avril 2009

Dommage ....

tonte_1La faute aux Japonais ?
Le cours de la laine a dégringolé.
Dans la région, plus personne pour laver la laine.
Chez les Ducombs, on se souvient que 15 ou 20 ans en arrière, « la laine, on nous l'achetait jusqu'à 12 francs le kilo ». Combien la payait-on à Joël Castaing ? « 8 à 10 francs le kilo, il y a encore une dizaine d'années ». Désormais ? Selon l'acheteur, de 20 à 30 cents d'euros cette année, soit moins de 2,50 F pour ce qui concerne Robert Dupuy, installé à L'Isle-en-Dodon. L'origine de cette dégringolade des prix ? « J'en sais rien », avoue-t-il, lui qui récolte environ 200 tonnes de laine par an dans la région… mais qui finalement a sa petite idée : « C'est depuis que le marché est tombé dans les mains des Japonais, puisque les trois-quarts de cette laine partent au Japon pour les futons », explique-t-il. Tout en faisant un autre constat sur l'origine de la mévente de la laine : « Il n'y a plus personne pour la laver dans la région, les industriels qui le faisaient à Mazamet ont tous fermé, le dernier en février, il faut désormais l'envoyer en Espagne, au Portugal, c'est des frais. » Petit ramasseur de « 5 à 10 tonnes », installé lui aussi dans le Gers, Bernard Aguer fait le même constat : « La laine, c'est comme la plume, plus personne n'en veut ». Quant à un éventuel avenir comme isolant naturel pour les maisons… « Pour l'instant, je n'y crois pas », conclut-il. P.C. ladepeche.fr - 26/04/2009

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26 avril 2009

La tonte ...

tonteAutrefois, la tonte des moutons était une fête, mais aujourd'hui, les temps sont durs…
Autrefois ? Ah… autrefois… la tonte, c'était une fête à la Giono. ... / ... Aujourd'hui ? « C'est surtout pour l'hygiène et la santé des brebis », poursuit-il. Et gueule de pâtre grec, chignon de pope… s'il n'a pas renoncé à une certaine forme d'authenticité, bien planté dans ses sandales gauloises, Bernard n'en fait pas moins avec la modernité désormais. Excepté pour les démonstrations, finis les ciseaux : depuis 1981 qu'il officie, de bergerie en bergerie, l'expert se déplace avec un véritable atelier. Plancher de tonte, potence équipée d'un baudrier et d'une aide au retour pour soulager le dos comme il s'agit de brasser plusieurs dizaines de fois par jour sous la tondeuse mécanique de 50 à 70 kg de mouton par tête… « ça te permet d'être toujours au même poste, de mécaniser les gestes ». Bref, de passer en moyenne trois minutes par brebis.
350 à Mascaras en deux jours, à deux tondeurs, 40 le lendemain matin à Espèche dans les Baronnies, mais des milliers en tout dans l'année : pour l'agriculteur qu'il est à Sariac, ce n'est peut-être pas une profession à temps complet, mais c'est à coup sûr un vrai métier. Avec son coup de main, ses difficultés pour contenir la pécore, ses techniques à apprendre, selon qu'on est plutôt méthode Bowen, à une main, ou Montmorillonaise à deux mains. La sienne en l'occurrence et toujours dans le même sens, de la gorge vers l'épaule, puis en remontant avec l'arc du faucheur du ventre vers le dos. Véritable passion, pour lui, en fait, avec ses mythologies aussi, là-bas du côté de la Nouvelle Zélande où des Maoris de légende vous font encore, paraît-il, de 150 à 200 bêtes par jour à l'ancienne, au ciseau…
Tondre, donc. Avec efficacité, sans blesser l'animal, en laissant 5 mm ou 8 mm, selon l'altitude à laquelle il partira… Tout son art à Bernard Lacoste. Mais pour qui et jusqu'à quand, se dit-on, alors, en discutant avec lui et les éleveurs qui l'accueillent. La laine ? à 1,30 € la brebis tondue et 30 cents le kilo en moyenne, sachant qu'une bête livre environ de 1 à 2 kg… « Elle ne paye plus la tonte. La tonte, on ne la fait donc plus que pour la santé du troupeau, pour le préserver de la chaleur et par hygiène puisque ça lui enlève les parasites, les tiques », résument tant Étienne Ducombs à Mascaras que Joël Castaing à Espèche. Qui lui ne garde désormais plus ses brebis et leurs agneaux que comme revenus de compléments à la ferme et « pour ne pas laisser les terres, nettoyer aussi les alentours de la maison »… «La laine des moutons, c'est nous qui la tondaine, la laine des moutons, c'est nous qui la tondons… » Vieux refrain qui revient alors en mémoire. Mais qui pèse quoi, aujourd'hui, face aux immenses troupeaux d'Australie, de Patagonie, face à la fin de l'économie paysanne dont les derniers survivants apparaissent désormais pire que tondus : méthodiquement rasés… Pierre Challier. La Dépèche.

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17 avril 2009

Froid moi ????

froid_moutonsWissembourg - Outre-Forêt / L'hiver à la campagne

Ils n'ont pas froid, les moutons

Sûr : avec leur toison de laine, on les sent armés pour l'hiver. Tout de même... Les moutons ont-ils froid par ce temps ? Le berger, Maurice Huchot, de Preuschdorf, prétend que non. Il dit constater que ses bêtes adorent aller à la pâture en plein hiver, dussent-elles brouter de l'herbe givrée. Visite sur place.

Maurice Huchot est actuellement à Surbourg où il fait paître quelque 400 moutons pendant tout l'hiver. « Ce sont des brebis qui vont agneler au printemps. Il faut savoir qu'une brebis va porter pendant cinq mois avant d'agneler. Là, elles sont en début de grossesse ». « Un "moins quinze", ça ne leur fait pas peur. Le sol gelé, l'herbe givrée, ce n'est pas un problème pour les brebis » A Surbourg, Maurice change de pré tous les jours. ... / ... Ma. N. - 5 Février 2009 - DNA - (Photos DNA)

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16 avril 2009

Et nos toisons alors ??

© AFP | Un tondeur de mouton australien
à l'œuvre à Epen, aux Pays-Bas, le 3 janvier 2009

tondeur
Les moutons britanniques menacés par une pénurie de tondeurs.
LONDRES ... / ... Les nouvelles procédures d'immigration en Grande-Bretagne compliquent significativement la venue des quelque 500 tondeurs qui viennent habituellement de l'hémisphère sud pour tondre environ un quart des 14,5 millions de moutons britanniques.
"L'élevage ovin britannique dépend de la tonte réalisée par ces équipes hautement qualifiées de l'hémisphère sud", a souligné Frank Langrish, éleveur et président du Bureau de marketing de la laine britannique.
"Selon une estimation minimale ils tondent environ cinq millions de moutons en Grande-Bretagne. Et s'ils n'arrivent pas en Grande-Bretagne dans les prochaines semaines nous allons avoir de sérieux problèmes pour le bien-être de nos troupeaux", a-t-il averti.

Les tondeurs australiens et néo-zélandais doivent selon les nouvelles procédures obtenir une carte biométrique, que Londres exige désormais pour les travailleurs étrangers.
Cette carte coûte 200 euros (230 euros) et suppose que les tondeurs australiens se rendent dans la capitale Camberra pour donner leurs empreintes digitales et se faire photographier, selon M. Langrish.
"C'est la bureaucratie poussée à l'extrême et cela veut dire que des millions de moutons vont souffrir cet été", a souligné Rob Morris, un Britannique qui fait venir des Néo-Zélandais pour tondre quelque 35.000 moutons chaque été.

"Nous n'avons pas assez de main d'œuvre qualifiée en Grande-Bretagne pour tondre tous les moutons", dit-il, expliquant que les Néo-Zélandais et les Australiens sont considérés comme les tondeurs les plus rapides et efficaces.
"Beaucoup d'entre-eux venaient habituellement en Grande-Bretagne juste après leurs contrats aux Etats-Unis ou en Italie mais maintenant le gouvernement leur demande de retourner chez eux dans l'hémisphère sud pour remplir des formalités pour la carte biométrique", se désole-t-il.

"L'élevage ovin britannique dépend de la tonte réalisée par ces équipes hautement qualifiées", a souligné Frank Langrish, éleveur et président du Bureau de marketing de la laine britannique. "Ils tondent environ cinq millions de moutons en Grande-Bretagne. S'ils n'arrivent pas dans les prochaines semaines nous allons avoir de sérieux problèmes pour le bien-être de nos troupeaux", a-t-il averti. La tribune de Genève

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