28 avril 2009
Le problème ne vient pas des cornes .....
Les meubles apaisent les conflits entre les chèvres.
Les chèvres à cornes ne peuvent pas être détenues en stabulation libre. C'est tout au moins ce qu'on pense généralement. Pourtant, une étude montre que le problème ne vient pas des cornes, mais du manque d'ambiance.
Pour des questions de hiérarchie, les chèvres ont besoin de maintenir une distance par rapport à leurs congénères, sous peine de chahut. Ce comportement pose problème dans les stabulations libres. En effet, confinés dans un petit espace, les animaux de rang inférieur ne peuvent souvent pas éviter les animaux de rang supérieur, ce qui se termine par des combats. Ces derniers peuvent causer des blessures surtout lorsque les animaux ont des cornes. Une nouvelle étude d'Agroscope Reckenholz-Tänikon ART montre désormais qu'une étable adroitement meublée permet de réduire le comportement agressif des chèvres.
Le climat est plus serein, notamment à l'heure des repas. En effet, c'est à ce moment que les disputes sont particulièrement gênantes. Parce qu'une chèvre de rang supérieur est jalouse de ses aliments, elle annexe souvent une grande partie du râtelier pour elle seule. Les autres chèvres doivent attendre. Lorsqu'une chèvre essaie malgré tout de resquiller, elle est ramenée à l'ordre d'un regard noir. Dans les cas les plus graves, la situation dégénère en dispute.
Loin des yeux, loin du coeur.
L'essai d'ART a montré à quel point ce type de comportement peut changer. Les chercheuses ont installé des parois de séparation en bois pour que les chèvres soient protégées de la vue des autres entre les places d'affourragement. La chèvre dominante ne pouvait donc plus voir les autres pendant l'affourragement. Dès lors, il lui était étonnamment égal que ses congénères de rang inférieur mangent le même foin qu'elle à seulement 25 centimètres de là. Cette solution permettait aux chèvres de n'importe quel rang de manger à leur faim, sans perturber le calme.
L'installation de podiums à côté du râtelier a eu un effet similaire. La différence de hauteur entre deux chèvres a également réduit les provocations mutuelles.
L'apport de meubles comme les podiums ou les niches de repos créent une atmosphère plus paisible dans l'étable, car ces éléments offrent des possibilités de repli à un animal de rang inférieur en dépit du manque de place. C'est pourquoi de cette manière, il est également possible de détenir des animaux à cornes en stabulation libre. Zurich, 28.04.2009 - Les autorités fédérales de la Confédération suisse - Editeur : AGROSCOPE
Powered by Qumana
18 mars 2009
Moutons & Bergers éclairés !!!
Alliance géniale entre moutons et nouvelle technologie !
Je
l'installe sur les deux blogs (Info & Tricot)
pour être bien
sûre que vous verrez ce "spectacle" !!!!!!
Avec des bergers Gallois, leurs chiens, et "SAMSUNG Smart LED technologie" !

08 mars 2009
La chèvre corse ...
La chèvre corse menacée par une épidémie.
SAGONE (Corse-du-sud) - Présente sur les sentiers de l'île de Beauté depuis des millénaires, la chèvre corse est touchée par une épidémie qui la décime et met en péril la survie de l'ensemble de la filière professionnelle.
Non transmissible à l'homme mais incurable, cette épidémie, la paratuberculose, se transmet par voie orale lorsque son agent, une bactérie qui détruit l'intestin, est ingéré par la chèvre, à partir du lait contaminé de sa mère, des aliments, des excréments ou d'eau polluée.
Entre 8% et 10% des chèvres corses sont touchées et, sur les 129 cheptels testés dans les deux départements, 87, soit 67%, comptent au moins un animal porteur de la bactérie, selon une étude menée en 2008 par Myriam Chaudron, vétérinaire à la fédération régionale des groupes de défense sanitaire.
Sur les hauteurs de Sagone, au nord d'Ajaccio, au bout d'une longue piste ravinée, Clément Paoli dispose de 400 hectares de maquis pour faire paître son troupeau de 120 têtes: "Je dois à mon isolement la bonne santé de mes bêtes", estime-t-il.
Mais, dit-il, sur la côte, plus au nord, un autre berger a moins de chance: "il est aux prises depuis des années avec la maladie. Tous les ans, il tue 15 ou 20 bêtes. Un véritable crève-cœur, d'autant qu'en apparence, ses chèvres sont en parfaite santé".
"Cette maladie n'affecte pas les animaux de moins de deux ans et peut incuber pendant cinq ou six ans avant de se déclarer. Quand elle se manifeste, la chèvre n'assimile plus les protéines, dépérit, ne produit plus de lait et meurt en quelques jours", explique Bérengère Tarent, vétérinaire à Sagone.
Eleveur à Albertacce, en Haute-Corse, Sébastien Costa ne décolère pas. Il y a quelques jours, il a provoqué un électrochoc en Corse en accrochant le cadavre d'une de ses chèvres à un panneau indicateur, au beau milieu d'un rond-point de Corte.
"La paratuberculose fait des ravages, la profession crève, mais comme cette maladie est sans danger pour l'homme, tout le monde s'en fout, nous ne sommes même pas indemnisés pour la perte de nos bêtes", s'emporte-t-il.
"Nos chèvres ne servent pourtant pas qu'à nous faire vivre ou à faire joli dans le paysage, en mangeant les repousses de maquis, elles le nettoient et contribuent à la prévention des incendies", soulignent les deux éleveurs.
Pour sauver les 30.000 Capra Corsa qui subsistent en Corse et les emplois --plus de 400 familles en vivent--, les éleveurs réclament un plan de sauvetage, le versement d'une indemnité compensatoire de 450 euros et --tout en sachant que ce n'est pas le remède-miracle-- la mise à disposition du vaccin existant qui permettrait de reconstituer les troupeaux.
Toujours commercialisé en Espagne, au Portugal, en Grèce, ce vaccin a été retiré de la vente en France il y a quelques années, en raison du montant de la taxe réclamée au laboratoire pour sa mise sur le marché, selon Sébastien Costa.
"Entre la paratuberculose, la pression immobilière qui nous chasse, les voisins qui ne supportent plus les cloches de nos bêtes et se plaignent qu'elles mangent les fleurs de leurs jardins, nous sommes mal partis", constate-t-il.
"Si rien n'est fait, dans dix ans, il n'y aura plus en Corse ni chèvres, ni chevriers. On va peut-être mourir mais pas en silence. Si les pouvoirs publics ne bougent pas, des chèvres mortes il y en aura sur tous les panneaux indicateurs de l'île", menace-t-il. (©AFP / 07 mars 2009 09h36) RomandieNews - photo là clic
07 mars 2009
Cornes exceptionnelles !
Une chèvre domestique entre dans le Guinness des Records. Elle le doit à ses cornes aux dimensions phénoménales !
La chèvre domestique qui est inscrite dans le Guinness des Records s’appelle Uncle Sam. Elle possède les cornes les plus longues du monde et celles-ci mesurent 132 centimètres ! Cette chèvre domestique vit dans la ville de Rothsville, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. On ne connaît pas la recette utilisée par ses propriétaires pour faire « pousser » des cornes. Dans tous les cas, ils lui ont épargnés la brûlure de ses cornes à sa naissance. Cette pratique est courante chez certains éleveurs. .../...
L'info est ancienne (2004), je n'ai pas trouvé de meilleure photo. Article complet là : clic. Waliboo
Uncle Sam
Chèvre domestique
19 janvier 2009
Des quadruplés !
Des quadruplés pour la chèvre.
Un événement très rare, voir unique.
Quand Michel Sablé est allé à l'étable pour voir sa chèvre qui allait mettre bas, il est tombé des nues. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir quatre petits animaux (deux chevreaux et deux chevrettes), au pied de la mère ? En 38 ans de carrière, cet éleveur de la Freyte, un hameau de Rabat-les-trois-Seigneurs n'avait jamais connu ce phénomène.
Un véritable événement. Une chèvre donne ordinairement naissance à un petit, voir deux. Mais, jamais quatre.
Pour autant, les deux chevrettes et les deux chevreaux vont très bien. « Ils sont très mignons et en pleine santé », assure leur heureux propriétaire. À leur sortie du ventre de leur mère, ils ont instinctivement tété. De son côté, l'éleveur a aussitôt donné du grain à la chèvre pour quelle se remette de ses efforts.
Seul problème, pour les jours qui viennent, cette dernière « ne dispose que de deux tétines ». Michel Sablé va donc devoir en nourrir deux au biberon, car les petiots auront besoin de toujours plus de lait pour grandir. L'an passé, cette chèvre de trois ans avait donné naissance à deux chevrettes.
Les quatre petits rejoindront ensuite les 18 autres chèvres que Michel Sablé élève pour produire du lait. L'éleveur possède également des vaches gasconnes et deux boucs. Dans les prochains jours, d'autres chèvres devraient mettre bas. Avec de nouvelles surprises à la clé ? ladepeche.fr - Publié le 18/01/2009 - E.D.
26 février 2008
Inquiétude pour les chèvres du Cachemire ...
Triste complément à l'article du 21 février 2008.
Les conditions particulièrement rigoureuses de cet hiver menacent les troupeaux de mort.
Tsering Dorjay aurait difficilement pu être plus grave. Nous parlant depuis Leh, une des villes les plus reculées de l'Inde, ce conseiller municipal va droit au but malgré la friture qui encombre la ligne. "Nous sommes face à un grave problème. Nous avons eu des chutes de neige sans précédent, et les routes qui mènent à la région où se trouve l'essentiel du cheptel sont bloquées, il n'y a aucun accès, explique-t-il. Ça va être très difficile de leur faire parvenir de l'aide."
Aussi peu probable que cela ait pu sembler, Dorjay confirmait ainsi les informations selon lesquelles les chèvres sauvages de l'Himalaya étaient décimées par le froid. La toison épaisse de ces animaux rares, déjà fragilisée par le manque de nourriture, n'a apparemment pas suffi à les protéger de l'emprise d'un hiver inhabituellement long et rigoureux. Les plus jeunes des caprins sont déjà morts en grand nombre, affirme Dorjay, et l'on craint pour la vie de quelque 150 000 autres chèvres dans les régions isolées par la neige. ... ... Une grande partie de la région du Ladakh, dans le Jammu-et-Cachemire, où la plupart des chèvres sont élevées, est rude, aride et inaccessible, à une altitude de plus de 3 000 mètres. D'ailleurs, sept ou huit mois par an, Leh, la capitale du Ladakh, est coupée du monde extérieur, sauf pour ceux qui s'y rendent en avion. ... ... C'est dans ce paysage imposant que les Drokbas, peuple nomade qui vit de l'élevage des chèvres du Changtang, récupèrent la précieuse laine utilisée pour tisser les châles et les couvertures si prisés. Pour eux, la vie n'a jamais été facile, mais cet hiver les confronte à des problèmes sans précédent.
L'est de la région de Changtang – qui a donné son nom aux chèvres – est généralement considéré comme un désert aride. ... ... Les pluies y sont rares, et les agriculteurs sont contraints d'inventer des méthodes d'irrigation novatrices pour récolter de l'orge ou des pois. Mais, cet hiver, le désert du Changtang a disparu sous 60 centimètres de neige – l'enneigement le plus important en trente ans et bien plus que ne l'auraient souhaité les paysans pourtant toujours en quête d'eau.
Ces chutes de neige inattendues ont eu deux conséquences. D'une part, elles ont recouvert les plantes dont se nourrissent les chèvres. D'autre part, elles ont coupé les routes menant à la région. Depuis, les autorités se démènent pour distribuer de la nourriture en urgence aux animaux. Les quelques réserves dont disposaient les éleveurs sont déjà presque épuisées.
"Nous envoyons du fourrage par la route, mais il y a des endroits qu'on ne peut pas atteindre", poursuit Tsering Dorjay, chef du Conseil de développement autonome des hauteurs du Ladakh. "Nous ne savons pas combien d'animaux sont déjà morts – il est très difficile d'obtenir des informations complètes de ces régions –, mais nous avons entendu dire que beaucoup de jeunes étaient morts."
Andrew Buncombe The Independent pour Courrier International
22 février 2008
La pashmina et la chiru
Les petites chèvres pashmina
sont élevées sur les hauts plateaux du Rupshu et du ChangTang entre 4 500 et 5 400
mètres d’altitude. Après le tissage, il est presque impossible de faire la
différence entre le duvet de pashmina et le poil de la chèvre angora.
(que l’on pourrait
traduire par « la reine de laines »). 
C’est malheureusement cette laine
extraordinaire
qui cause sa perte. Il faut savoir que ses poils ont un diamètre
de 9-12 microns soit 1/5e de nos poils !
En 1950 les populations étaient estimées à 1 million d’individus, mais le
braconnage a réduit la population en l’espace d’une quinzaine d’années à mois
de 75 000 individus, soit une réduction de plus de 90% ! Malgré l’existence de
zones protégées, le braconnage a malheureusement pris une ampleur démesurée
avec des équipes très organisées au volant de 4x4 et armées. Il faut savoir que
pour réaliser un châle d’un mètre sur deux il faut abattre au moins trois
chirus ! On estime aujourd’hui à 20 000 animaux tués pour le braconnage chaque
année. Il faut savoir que le prix de la laine par kilo se marchande en Inde
entre 1500 et 2000 $. Depuis 1996 l’IUCN a déclaré cette espèce en
danger d’extinction.
21 février 2008
La chèvre du Cachemire
Le "cachemire" est le duvet ou "sous poil" produit par cette chèvre.Cette chèvre domestiquée est issue du Cachemire et de la Mongolie. Rusée, vive, rustique, elle est, comme ses congénères, excellente débrousailleuse et peu exigeante. Elle a développé un duvet supplémentaire, "sous poil", pour se protéger du climat très rigoureux en hiver, il pousse sous les longs poils du ventre. En avril, entre 150 et 300 grammes de cette fibre précieuse sont prélevés par animal. La qualité et la quantité de cachemire dépendent beaucoup des conditions climatiques. Si l’hiver est très froid le poil est plus abondant mais plus gros. S'il pleut beaucoup l'herbe est meilleure et le poil
de très bonne qualité. Le diamètre des poils de ce duvet va de 14,5 à 16 microns. A la première tonte de l'animal, il est inférieur à 1,5 micron et est alors séparé et utilisé pour fabriquer le baby cachemire.
La longueur de la fibre est également très importante. Au-dessus de 36 millimètres de longueur, c'est du vrai cachemire, idéal pour le tissage ou la maille. Entre 20 et 36 millimètres, c’est un cachemire moins pur, à moins de 20 millimètres de mondre qualité. Ainsi, il y a donc « pur cachemire » à prix d’or, et cachemire nettement moins pur, et moins cher, réalisé avec les fibres plus courtes.
20 février 2008
La chèvre angora
D'origine turque, (Angora est l'ancien
nom d'Ankara) elle a les poils longs, blancs et très fins. Ils servent pour la
confection de la laine mohair, mohair du mot arabe "mukhapa"
signifiant de choix et d'élite. Au XIe siècle en Turquie, l'étoffe tissée en
mohair est réservée aux vêtements du Sultan et comme pour le mérinos en
Espagne, sortir en fraude de Turquie une chèvre angora valait la peine de mort
jusqu'au milieu du XIXe siècle. La fibre mohair douce et chaude, sert à la
confection de lainages, draperies et velours.
La chèvre angora, rustique, est assez facile à élever. Elle se nourrit
d'herbes,
de foin, de ronces et est très efficace pour nettoyer un terrain.... Les
chèvres pèsent en moyenne de 30 à 40 kg et vivent une dizaine d’année. Elles
sont tondues deux fois par an et produisent en moyenne 5 kg de mohair brut par
an (à chaque tonte, on récolte de 2 à 2,5 kg de laine). La finesse moyenne de
la toison est de 27 à 40 microns (millièmes de millimètres) et la longueur de
mèche est de 8 à 15,5 cm (jusqu’à 30 cm chez les sujets les plus âgés) après
180 jours de pousse. Les chevreaux sont tondus pour la 1ère fois vers l’âge de
6 mois et donnent le kid mohair (le plus doux, moins de 30 microns). Elle est
également élevée aux Etats-Unis et en Afrique du Sud. Depuis le début des
années 80, des éleveurs Français, en collaboration avec l'I.N.R.A. et l'Institut
de l'Élevage, tentent d'améliorer la race dans le but d'obtenir une fibre
mohair de très grande qualité.
19 février 2008
Les chèvres
La chèvre
est un mammifère
herbivore
et ruminant,
appartenant à la famille des bovidés,
sous-famille des caprinés ou caprins.
Apparue au néolithique (8000 ans avant JC.), la chèvre est
domestiquée vers 7500-7000 avant JC dans toute l’Asie Mineure et principalement
en Turquie. Elle n'apparaît en Gaule que 200 ans avant JC.
Avec plus 837 000 000 de têtes dans le monde, les chèvres représentent
le 4ème troupeau d'animaux domestique. Les races sont nombreuses, en voici quelques unes des plus connues :
- la Saanen d'origine suisse, toute blanche,
une des meilleurs laitières;
- la poitevine : à poils longs, de différentes couleurs, spécialisée dans le
fromage;
- l'alpine : de robe marron, la plus répandue.
Celles qui nous intéressent plus particulièrement sont l'angora, la cachemire, la pashmina et la chiru ; nous en parlerons dans les prochains articles.

