06 mars 2009
Aignan - Gers - Sud-Ouest -
Exposition équitable sur les populations indiennes.
Une exposition-vente d'artisanat indien d'Amérique s'ouvrira au public
les mardis 17 et 24 mars, de 17 heures à 19 heures et les mercredis 18
et 25 mars de 14 h 30 à 17 heures. C'est-à-dire pendant très peu de
temps, au Collège vert d'Aignan.
Il s'agit aussi d'une exposition culturelle sur les Indiens d'Amérique
du Nord et du Sud. Deux films sont consacrés à chacune de ces deux
populations. Il y aura aussi de la musique. Les classes des
établissements scolaires de la région sont invitées à l'exposition du
16 au 25 mars.
On pourra y trouver des bijoux, des tapisseries murales peintes et
brodées, des sculptures d'animaux en stéatite ou en bois de balsa, des
céramiques peintes de motifs incas, des flûtes de pan, des calebasses
sculptées, des ocarinas...
Culture indienne
Des panneaux d'information (photos, dessins, cartes, textes)
présenteront les civilisations précolombiennes et les cités perdues au
Sud, la vie des tribus, y compris celles des Esquimaux au Nord, les
mondes secrets et les mythes, ainsi que le milieu naturel.
L'histoire ne sera pas négligée : avant Christophe Colomb, entre
Christophe Colomb et l'indépendance des États et de l'indépendance à
nos jours.
L'exposition a déjà eu beaucoup de succès dans plusieurs grandes villes
de France. De plus, elle permet de faire vivre équitablement des
familles péruviennes, car elle est réalisée en collaboration avec des
familles d'artisans du Pérou et de l'Équateur et l'association Inkari.
Cette association péruvienne de soutien aux peuples indiens a pour
objectif de favoriser la diffusion des oeuvres d'artisans locaux en
respectant la culture traditionnelle et les droits de l'homme. Elle
vend sur le Net des vêtements en alpaga.
SUD-OUEST.com gers - photo dr -
23 février 2009
Recyclage du textile (fin)
Emmaüs : une entreprise internationale.
Il y a aussi les espaces par destinations : le bac «
réfugiés de Calais », constitué de couvertures et de blousons ; l’atelier
forains, constitué d’articles pour les marchés ; la destination export,
c’est-à-dire les vêtements en bon état qui ne trouveront pas preneur en
boutiques dans l’Hexagone et seront vendus en Afrique ou au Moyen-Orient. Mais
attention : pas de jupe pour le Sénégal, des jupes au-dessus du genou pour la
Côte d’Ivoire, au-dessous du genou pour le Burkina Faso. Ou encore le « tri
mêlé », du vrac, sans produits boutiques, ni déchets, ni recyclage, qui sera
trié en Afrique.
« C’est de la délocalisation positive, fait valoir Lucie
Contet, qui a abandonné sa thèse de sciences politiques pour devenir
responsable de la communication du Relais. On envoie du vrac adapté au pays de
destination et trié sur place. » En 2002 a ainsi été créé un Relais à
Koudougou, la troisième ville du Burkina Faso. « Avec 130 emplois, c’est devenu
la plus grande entreprise de la ville », poursuit Lucie Contet.
Car le but premier du Relais est bien sûr de créer de
l’emploi au travers de l’activité de recyclage. Trois cents emplois ont ainsi
été créés en Afrique (Burkina, Sénégal, Madagascar), en plus des 1 000 emplois
en France.
Chômeurs de longue durée, RMistes, sortis de prison… tous
ont été cabossés par la vie avant d’arriver au Relais. « On ne fait pas de
cocooning. Peu importe ce que tu as fait avant, mais quand tu viens ici, tu
bosses. L’entreprise fonctionne selon un principe de responsabilisation
individuelle et collective », explique Lucie Contet. Surtout que les emplois
précaires d’insertion, à l’origine, sont devenus pour la plupart des emplois
pérennes. ...
22 février 2009
Recyclage du textile (3)
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle.
Les boutiquières, comme Francine et Françoise, elles,
travaillent à la « table ». Elles viennent en alternance toutes les semaines et
ne voient que la crème du tri (3 à 10 % des arrivages), qu’elles écrèment à
nouveau pour ne garder que ce qui méritera une deuxième vie sur cintre dans les
15 boutiques de fripes « Ding Fring » de la région.
Au-dessus de la tête de Linda, le tapis égrène les vêtements
à grande vitesse. Tout au long du tapis, neuf salariés se livrent au classement
: une première séparation entre manteaux, lainages, layette, vêtements légers,
textiles à découper, etc. Ce n’est que le début du tri.
Au pied des deux tapis roulants s’étale le monde de la
fripe, des ateliers de tri fin par type d’articles, linge de maison, pantalons,
blousons (14 bacs de tri différents), robes, jupes, chaussures, sacs à main…
jusqu’à la « brûle », les déchets (15 % des volumes). Chaque jour, les trieurs
changent d’affectation – un jour aux vestes hommes, un autre à la layette, un
troisième à la laine cardée, etc. –, pour casser la monotonie et développer les
compétences.
Dans ce paysage de « sapes », le réemploi des textiles
côtoie les espaces de recyclage proprement dits. D’un côté, les textiles qui
redeviendront matières premières secondaires, retourneront à leur fibre de départ
(coton, laine ou synthétique) après défibrage et effilochage, ou seront
utilisés pour la fabrication du nouvel isolant Métisse, une vraie fibre
écologique et solidaire qui remplace avantageusement la laine de verre.
De l’autre, l’atelier de chiffons d’essuyage industriel. Les
textiles, coupés au carré, sont encore classés en neuf sortes de chiffons : des
blancs blancs (les meilleurs), des jaunis, des foncés, des pastels, des tissus
éponge, des coton épais… Avec pour constante le souci de l’optimisation – le
dos blanc d’un tee-shirt vaut plus cher que le devant avec son dessin imprimé
–, car ces activités de recyclage se pratiquent à perte. ... Marie VERDIER Science La croix.com - 16/02/2009
21 février 2009
Recyclage du textile (2)
50 tonnes de vêtements traités par jour.
Au bout de la journée, ils auront ainsi chacun transbahuté
5,5 tonnes de textile. Ils sont, dans l’agitation, totalement insensibles au
froid ambiant, dans cet ancien site charbonnier où l’on produisit jusqu’à la
fin des années 1960 le « carbolux » – un coke de synthèse à usage domestique,
comme le rappelle encore l’enseigne à l’entrée des lieux – avant que la
communauté Emmaüs Artois ne s’implante sur le site et ne crée, en 1984, le
Relais.
En vingt-cinq ans, le Relais est devenu un réseau d’entreprises
solidaires spécialisé dans la collecte, le tri et le recyclage des textiles,
qui constitue, avec 1 000 emplois, le premier employeur français du secteur,
dont 400 sur le site historique de Bruay.
Chaque jour à Bruay-la-Buissière, les 400 salariés donnent
une seconde vie à 50 tonnes de vêtements d’occasion et à quelques joyaux
égarés. Car les craqueurs ont appris à ne pas réduire en miettes, mais à manier
délicatement poupées anciennes et autres jouets de valeur, que Valérie vendra
sur le site Internet de vente aux enchères.
20 février 2009
Recyclage du textile (1)
Prévue pour début 2007, la « taxe Emmaüs », devrait devenir
opérationnelle dans les semaines à venir pour soutenir le recyclage du textile,
en crise depuis plusieurs années
Ce jour-là, Linda travaille au « trou ». Dans l’immense
hangar du Relais, à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), c’est au « trou », au
pied de l’immense tapis roulant de 36 mètres de long, que commence l’activité
de tri des textiles.
Ce jour-là, comme tous les jours, trois « craqueurs » sont
en poste aux côtés de Linda. David, Bob et Philippe « craquent » les sacs
plastique fermés pour libérer les vêtements. Hop ! hop ! hop ! ils tiennent la
cadence sans mollir.
C’est un ballet de trois paires de bras qui attrapent les
sacs dans les conteneurs, déversent les vêtements à grande vitesse sur le
tapis, extirpent les ceintures, chaussures, sacs et jouets qui valsent en l’air
pour atterrir chacun dans leurs paniers de tri respectifs et retirent du
circuit les vêtements déchirés, mouillés ou moisis – ceux qui ont été exposés à
la pluie dans des sacs mal fermés, en dépit de la consigne pour la collecte ... Marie VERDIER Science La croix.com - 16/02/2009
Photo d'un autre centre de recyclage textile.


