30 juin 2009
Alpes Maritimes - Moutons
Dernier article aussi sur ce sujet, devenu presque "ordinaire" !
Quand 2 000 moutons transhument.
Elles ont de petits coeurs bleus dessinés sur le dos. À l'intérieur, une lettre. Celle que leur propriétaire a choisi d'apposer pour les identifier. Les 2 000 bêtes emmenées par Patrick Bruno ont quitté bruyamment, mercredi soir, le plateau de Caussols pour un périple de 120 kilomètres. Direction Beuil et ses plateaux d'herbes fraîches pour une arrivée prévue aujourd'hui. Une transhumance. Comme autrefois, comme aujourd'hui encore. Une tradition. Une passion aussi. Celle d'un berger. Quasiment le dernier des Mohicans.
« Il y a longtemps qu'on va à pied... » lance Patrick Bruno, chapeau visé sur la tête, gilet fluo sur le dos, les yeux rivés sur son troupeau. Autour de lui, ses enfants, ses neveux et nièces, ses amis. Pour la première étape, ils sont venus nombreux, accompagner moutons, chèvres, chiens et l'âne qui avance en tête. Pour la suite du parcours, ils ne seront que six. Les plus téméraires. Les plus aguerris aussi. « Une transhumance, c'est de la Saint-Jean à la Saint-Michel ». Retour début octobre, donc.
Dormir à la belle étoile.
Les fouets claquent. Les bergers - ou apprentis - sifflent, crient, courent. L'aventure commence. Les chiens rabattent les indisciplinés, accélèrent le rythme, suivent à la lettre les instructions. « Il y a quatorze chiens mais ils ne travaillent pas tous les jours ! Comme ils n'arrêtent pas d'aller et venir, ils se fatiguent bien plus que nous ! Alors, on les laisse se reposer une journée dans un véhicule puis ils reprennent le lendemain » explique Damien.
Des véhicules ? Certains ont déjà filé vers le point d'arrivée. Une caravane est attelée mais personne ne dormira à l'intérieur... « C'est le garde-manger » s'amuse Patrick, « nous, on dort à la belle étoile ! ». Il rit.
« Ouh ! Celle-là, elle est terrible ! » s'exclame Nicole, une amie d'Andon, en cavalant derrière une petite chèvre rebelle. C'est sa première expérience de bergère et, fouet à la main, elle tâche de faire montre d'autorité. Pas évident. « Il faut pousser, hein ! » s'égosille Angélique comme pour stimuler les novices. La nièce de Patrick, elle, n'en est pas à son coup d'essai mais cette fois, elle fait le parcours en entier.
Revivre Caussols.
« Ce que c'est beau ! Hahaha ! On revit Caussols ! » lance une dame descendue de sa voiture pour regarder passer les milliers de bêtes, le sourire jusqu'aux oreilles et la larme à l'oeil. Il faut dire que le spectacle n'est plus vraiment courant. C'est en camions que sont transportés la plupart des moutons. Plus pratique, plus rapide. Mais ce n'est pas le choix de Patrick. « Le transport c'est une dépense ! On a dû vacciner le troupeau contre la fièvre catarrhale... Avec ce que ça nous a coûté, il est bien évident qu'on aurait pu payer un camion ! Mais j'ai préféré marcher... Je suis né avec un bâton de berger dans la main. Mes parents prenaient le même chemin... La passion, c'est aussi vivre cette expérience ».
Et c'est la partager avec ses proches. Même si, cette fois, la transhumance n'a pas tout à fait le même goût que les autres années... « J'ai perdu ma femme au mois de mars. Elle venait toujours avec nous. Elle s'occupait notamment de l'intendance... Cette année, on est un peu perdus. »
« Il faut être un peu marteau ! »
Les paysages défilent. Le soleil se perd petit à petit derrière les sommets. « On n'avance pas vite... » s'inquiète Jean-Jacques, ancien berger, en tête de cortège. La chaleur. Les animaux y sont sensibles. Un peu plus tard, ils retrouveront un bon rythme. Nawal, aubergiste à Caussols, pour la première fois de la partie, se soucie, elle, des brebis qui boitillent. La fatigue commence à se faire sentir. La randonnée touche à sa fin. Demain, il faudra repartir. Laisser des courageux en route et poursuivre. Patrick Bruno en tête. Comme toujours. « Il faut être un peu marteau pour faire ce métier ! » Ou bien être tombé dedans tout petit...
Gaelle Belda - Nice Matin -
27 juin 2009
Une chance de berger .....
Sibenik, Croatie - Récemment, alors qu’il suivait son troupeau de moutons , un berger s’est retrouvé au milieu
d’un champ de mines.
« Je marchais avec mes moutons, lorsque j’ai aperçu d’étranges bosses par terre. J’ai réalisé où j’étais et ai de suite appelé les secours avec mon téléphone portable » rapporte le berger. Zandamela, 34 ans est originaire du Mozambique où il a été au cœur de plusieurs histoires étranges qui lui ont apporté une certaine notoriété dans son pays.
Juste avant cela, il avait bu accidentellement de l’acide sulfurique et s’était poignardé lui-même au niveau de l’estomac afin de pouvoir survivre. Il a également dû mettre un terme à une carrière d’acteur porno sous la pression des membres de sa famille. « C’est le chouchou des médias ici » explique l’un de ses fans. « Comme c’est le seul berger de couleur noire du pays et qu’il cumule les anecdotes, le public le suit de près maintenant ». - Zigonet -
26 juin 2009
Une dame tond le mouton
Réalmont. En plein travail avec une tondeuse électrique.
Gabrielle Bouvier est en pleine saison de tonte qui s'étale d'avril à fin juillet. Ayant fait des études agricoles, la jeune femme a effectué des stages de formation par le biais de l'ATM, Association de tondeurs de moutons. « Mais, c'est sur le tas qu'on apprend le plus. La première journée, j'ai tondu six plein air. Maintenant j'arrive à 120 bêtes par jour. » Le travail est payé à la tâche et le champ d'action de Gabrielle s'étend dans les départements limitrophes. La taille des troupeaux est variable : « D'une brebis à des élevages de 1000 moutons comme celui de la mairie de Castres, des «rouges de l'ouest» sur le Causse. J'interviens en renfort du tondeur habituel », raconte-t-elle. Le métier est riche en contacts humains car les éleveurs diffèrent par leurs motivations : plaisir ou rentabilité. À ce sujet, la laine ne constitue pas un rapport financier et ne paie pas le job. « Parfois, je la récupère, je la nettoie et l'apporte à Mazamet. Seule celle des plein air est intéressante. » Le travail, on s'en doute, est physique. Pour neutraliser l'animal, Gabrielle applique la méthode néo-zélandaise : « On déséquilibre le mouton avec des gestes très précis et on maîtrise l'effort. « Voilà l'explication de la défense individuelle des rugbymen All-Blacks. - ladepeche.fr -
19 juin 2009
Vallée d'Aure - Sarrancolin
Le fil solide de la mémoire.
Une large gamme de pelotes à tricoter chez Chantal,
où le magasin est ouvert tous les après-midi,
de 14 heures à 18 heures.
Visite guidée du musée aux particuliers
et aux groupes sur rendez-vous au 06.83.06.24.62.
Photo G. L.
Chantal Mazière file toujours le parfait amour avec la dernière filature de Midi-Pyrénées, qui a vu le jour en 1918 avec son arrière-grand-père Élysée.
Aujourd'hui, cette filature fait partie du patrimoine rural de la vallée d'Aure. Chantal vit une véritable passion pour ce métier et veut croire en l'avenir. Cet hiver, le tricot est redevenu à la mode, et beaucoup de femmes, de jeunes filles, ont appris le tricot, le crochet. Ce qui n'est pas pour déplaire à Chantal et à la filature de Sarrancolin où elles peuvent trouver une grande variété de fils en écheveaux. De la pure laine bien sûr, fine ou grosse, de couleur naturelle ou encore chinée, mouchetée etc... De la laine mohair bien moelleuse, douce, aux coloris qui donnent envie de la tricoter tout comme le coton, le lin, la soie... Ou encore des laines de yack et d'alpaga, voire plus insolite comme celle de chameau ou surprenante avec les nouvelles fibres, au maïs naturel, au bambou, au soja, à l'ortie. Des pelotes de fil fantaisie et même farfelu avec des pompons. La mode est au mélange et les clientes se régalent devant ce choix pouvant ainsi se fabriquer à leur idée, un pull pure laine mélangée, une «œuvre» digne des plus grands stylistes. Chantal a aussi confectionné un classeur avec des créations ; ainsi chaque cliente peut apprécier les nombreux modèles déjà réalisés et glaner, des idées pour des fantaisies.
Les couturières peuvent aussi être concernées par les laines de la filature pour leur confection d'édredon doublé avec de la pure laine ou encore faire réaliser couettes et autres édredons dans l'établissement en amenant le tissu .
Des idées, il n'en manque pas à la filature, et pour les moins courageuses, les pulls, vestes en laine bouillie, chaussettes, écharpes sont déjà tricotés. Article ici : La Dépèche

