Mouton Ouled Djellal
Je refais paraître cet article de 11/2010 pour une correction sur la photo de la race Ouled Djellal.
L'erreur m'est signalée par Mohammed Habba, je vous donne l'adresse de la page consacrée à ce mouton sur Facebook, et celle de son blog : Ouled Djellal
C’est une tradition bien ancrée dans la région de M’sila : à la veille de chaque fête de l’Aïd El Adha, le Hodna devient une destination privilégiée pour des citoyens en quête d’un mouton de race, très apprécié, de Ouled Djellal.
Les habitants de cette région arrivent facilement à distinguer un mouton du Tell d’un animal ayant vu le jour, grandi et brouté dans la steppe du Hodna. Ce dernier est reconnaissable, dit-on, à ses traits bien proportionnés, à sa forme et à sa taille élevée. Selon des éleveurs, un mouton de 6 mois de la race Ouled Djellal du Hodna serait plus grand, de 30 cm environ, que son semblable des autres régions du pays.
Pas forcément cornu, un bélier de cette race peut avoir un poids de plus de 40 kg de carcasse. La meilleure chair est celle de la bête qui paît dans la végétation de la steppe, constituée notamment d’armoise et d’atriplex.
Un ovin gavé d’aliments pour volailles présentera la même forme typique des Ouled Djellal, mais sa viande sera «fade et insipide», avertissent-ils, avant de souligner que ces dernières bêtes sont reconnaissables à la couleur blanc clair de leur laine qui vire plutôt vers le jaune chez les ovins paissant dans cette région.
La toison du mouton m’sili n’est pas abondante, de nombreux acheteurs choisissent leur mouton à la couleur de sa laine. Les plus avertis optent pour une toison blanche virant un peu vers le jaune, ce qui représente, ici, une «marque de fabrique».
D’autres préfèrent le mouton brun, même s’il reste très rare sur les marchés du Hodna. - El Watan.com -
A Romilly-sur-Seine
Exposition sur l'histoire du textile
Au deuxième plan, le bobinoir qui sera exposé et mis en fonctionnement par d'anciens bonnetiers
L'association Romilly patrimoine s'installera du 5 au 28 avril à l'espace culturel de La Belle-Idée pour y tenir une exposition sur le textile à Romilly-sur-Seine. 99 moutons et un Champenois…, tel est le titre de cet événement qui devrait attirer de nombreux Romillons qui ont connu cette branche de l'industrie qui a fait le renom de la ville. Certains y ont même travaillé.
Le fil rouge de l'exposition repose sur l'annuaire et almanach de commerce Didot-Bottin de 1892.
Cette 95e édition aura donc été la base des recherches des chevilles ouvrières de cette exposition qui se sont cantonnées aux rubriques en référence à la bonneterie à Romilly-sur-Seine.
... / ... A Romilly, dans le nord de la France et notamment en Normandie, il y avait dans le temps des mérinos qui produisaient de la laine, matière première qui permet d'aborder la filature. C'est pourquoi, un décret de 1762 crée une école de filature à Origny-le-Sec. Quelques années plus tard, en 1796, le Worms rachète le château de Romilly et, en 1800, une filature qui deviendra manufacture de bas, en 1803.
L'exposition présentera par ailleurs les belles réussites d'entreprises, bas pour varices, bonneterie, articles fantaisie, bas d'enfant à côtes, chaussettes d'enfants diminuées, spécialités de tricot et gilet de coton, tissus pour modes et jersey, laine et coton uni et côtes. Les métiers ne seront pas oubliés : apprêteurs, teinturiers ainsi que les métiers de l'acier et du fer avec les aiguilliers et serruriers.
Des démonstrations de fabrication de chaussettes, de bobinage à main et mécanique seront effectuées par d'anciens bonnetiers. Un diaporama retracera la vie de la laine, du mouton à la filature.
Parallèlement, des machines seront installées dans le hall de la galerie marchande du centre Leclerc.
Bien d'autres choses seront à découvrir lors de cette exposition
L'exposition sur l'histoire du textile sera visible tous les jours d'ouverture de l'espace culturel de La Belle-Idée, de 9 h à 19 h. - l'est-eclair -
Le mouton, animal domestique millénaire ...
... peut satisfaire les besoins d'une humanité grandissante.
Le mouton est l'un des animaux domestiques les plus anciens et les plus prolifiques dont la diversité génétique et le potentiel de reproduction pourront contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et en laine d'une population humaine grandissante, selon une étude publiée mardi.
Ces travaux réalisés à partir du séquençage du génome de cet ovidé ont pu reconstituer l'influence de l'homme sur cet animal depuis environ 11.000 ans pour le façonner aux divers environnements et améliorer la production de viande, de lait et de laine, expliquent ces chercheurs.
L'étude a identifié des régions particulière du génome du mouton qui
paraissent avoir changé rapidement en réponse à la sélection de gènes contrôlant la couleur de la toison, la taille de l'animal, sa reproduction et surtout l'absence de cornes, l'un des premiers objectifs des croisements sélectifs effectués par les humains.
En détaillant ce qui a caractérisé la domestication du mouton et ses migrations à travers le globe, cette recherche conforte et enrichit également les connaissances actuelles sur les mouvements migratoires des populations humaines tout au long de l'Histoire, relève James Kijas, de l'Agence scientifique nationale australienne (CSIR0), principal auteur de cette recherche. Celle-ci paraît dans la revue américaine PLoS ("Public Library of Science") Biology datée du 7 février.
Cette équipe scientifique a pu retracer les liens génétiques entre 2.819 moutons qui appartiennent à 74 races différentes
de tous les endroits du monde en comparant 50.000 molécules d'ADN à travers le génome.
Ils ont pu ainsi détecter les conséquences génétiques de la domestication et de la division en plusieurs centaines de races qui en a découlé.
"Notre carte génétique détaillée nous indique que les races de moutons ont été formées de façon plus fluide qui les rend différentes des autres espèces d'animaux domestiques", relève James Kijas, un généticien moléculaire.
"Il cite des accouplements fréquents et un flot puissant de gènes entre des moutons de différentes lignées qui ont permis aux races d'ovidés les plus modernes de maintenir de hauts niveaux de diversité génétique et ce à la différence des autres
bétails ou des races de chiens...".
"Cette très grande variété génétique signifie que les éleveurs de moutons peuvent continuer à s'attendre à obtenir d'importantes améliorations des traits de production de ces animaux qui pourraient contribuer à nourrir la population croissante du globe en quête de plus en plus de protéines animales", estime ce scientifique australien.
Un scanner du génome pour détecter les signatures génétiques de la sélection au cours des onze milles dernières années révèle 31 régions contenant des gènes pour la couleur de la toison, la morphologie du squelette, la taille du mouton, sa croissance et sa reproduction, indique l'étude.
Le mouton et la chèvre ont joué un rôle clé dans les tous premiers systèmes agricoles humains qui étaient basés sur l'élevage de ces
animaux, expliquent les auteurs de cette communication.
La transition de la chasse à l'élevage s'est produite il y a environ 11.000 ans dans le Croissant fertile au Moyen-Orient.
La conséquence a été un changement profond de la société humaine alors que les troupeaux d'ovidés domestiqués et les cultures ont accru la stabilité de la subsistance humaine et dopé la croissance de la population et son expansion.
En même temps, la domestication des moutons et chèvres a modifié la morphologie de ces animaux, leur comportement et une partie de leurs gènes.
Les moutons ont d'abord été domestiqués pour leur viande avant que les humains ne commencent à exploiter leur laine et leur lait il y a 4.000 à 5.000 ans.
Aujourd'hui la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Royaume-Uni et la Patagonie (sud de l'Argentine) représentent les grandes régions d'élevage du mouton. Par Jean-Louis SANTINI - Les Echos -
L'industrie de la laine a disparu !
Louis Desurmont a dû s'y résoudre : la fin de l'association Saint-Blaise
C'est en 1975 que Louis Desurmont devient président de l'association Saint-Blaise née en 1887, autour de la fabrication et du commerce de la laine à Tourcoing. Il a alors 53 ans et l'affaire familiale de négoce tourne bien, à l'image des peignages et filatures. Mais aujourd'hui, la filière de la laine ne passe plus par Tourcoing depuis des lustres. Et l'Association Saint-Blaise met la clé sous la porte.
Dans la famille de Louis Desurmont, on est négociant en laine de père en fils depuis des générations. « En 1947, j'ai pris la succession de mon arrière arrière grand-père Gaspard, l'un des plus vieux négociants de Tourcoing qui a dû commencer vers 1820 ou un peu plus tard.
» Louis débute sa carrière à 25 ans. Il ne peut imaginer qu'un jour, cette industrie aura déserté Tourcoing, avec la casse humaine et industrielle que l'on sait... De père en fils, donc, les Desurmont assurent le négoce et la transformation de laine en peignés, pour alimenter les filatures de la place. À la meilleure époque, une vingtaine de négociants s'engageront ainsi à fournir le peignage de la Tossée en laine brute, dont Louis Desurmont fils. Un âge d'or bien révolu. « Tourcoing a compté une centaine de négociants en laine et il n'en reste plus qu'un. Il y avait cinq ou six peignages (La Tossée, mais aussi Malard, Fouan, Dupont, Pollet, Lorthiois...) et il n'en reste plus qu'un (Dumortier)... Les filatures se comptaient de cinquante à soixante... », lance le président de l'association Saint-Blaise. Il est intarissable sur la transformation de la laine, évoque l'après-guerre : « Les Allemands avaient réquisitionné la laine et les peignages ne tournaient plus. Il a fallu prendre un nouveau départ, en se basant sur la production de 1938. La matière venait d'Australie, de Buenos Aires et aussi de Londres. Son achat était financé par le plan Marshall... » « La laine arrivait par énormes bateaux, à Flessingue ou Dunkerque... » L'un de ces bateaux s'appellera Le Tourcoing.
Selon l'importance du négoce, la vente de peignés porte sur des quantités de laine variant de 500 000 kg à 3 millions de kg. Pour la Lainière, les quantités atteindront 20 à 22 millions. « Ça faisait du chiffre ! », commente Louis Desurmont. Mais ce monde prospère est condamné. « L'industrie de la laine a disparu en pratiquement vingt ans », s'étonne le Tourquennois. Une issue qu'aujourd'hui encore, il qualifie de « brutale ».
Au fil des décennies, la part de Tourcoing s'est réduite comme peau de chagrin. Et l'Association Saint-Blaise est comme une coquille vide. Il faut bien s'y résoudre : ce lundi, elle mettra la clé sous la porte. « La laine, c'est une grande partie de ma vie et de celle de Tourcoing. Dans le métier, les amitiés étaient nombreuses. Et chaque famille tourquennoise avait l'un des siens qui la reliait à la laine. » Qui ne serait nostalgique à la place de Louis Desurmont ? Mais, on ne peut lutter contre l'évolution des choses. Aujourd'hui, 80 % de la production de laine australienne part en Chine. Ce qui n'empêche pas Tourcoing d'avoir encore des atouts maîtres dans son jeu et de miser tout particulièrement sur les textiles innovants. • PAR BRUNO DERAM - La voix du Nord -
Vêtement en fil d'araignée
Cape araignée: un vêtement en fil d'araignée orb présenté à Londres.
Moins trash que la robe en morceaux de viande de lady Gaga, la cape en soie d'araignée. Quatre ans ont été nécessaires pour concevoir ces objets uniques, une cape, et un châle, exposés à partir de mercredi 25 janvier au Victoria and Albert Museum à Londres.
Ils sont l'œuvre d'un Anglais, Simon Peers, et d'un Américain, Nicholas
Godley, établis depuis longtemps à Madagascar, qui se sont inspirés d'illustrations du 19e siècle évoquant cet art largement disparu. Les vêtements couleur or ont été conçus avec le fil de soie produit par plus d'un million d'araignées. Ce sont les seuls tissages de cette taille au monde réalisés à partir du travail d'arachnides.
La dernière création en soie d'araignées connue remonte à la fin du XIXe siècle. Elle avait été présentée à Paris lors de l'Exposition universelle, mais il n'en reste aucune trace, selon le Victoria and Albert Museum, un des principaux musées de Londres.
Pour réaliser cette pièce de soie de 4 mètres, naturellement de couleur or, des araignées femelles de l'espèce "golden orb" ont été ramassées chaque matin dans la nature. En moyenne, 23.000 araignées produisent 28 grammes de soie. Des ouvriers spécialisés ont extrait la soie de 24 d'entre elles simultanément, puis le fil a été tissé à la main. Les araignées ont toutes été relâchées ensuite dans leur milieu naturel, assure le musée.
- Le Huffington Post -
Ariège: quel devenir pour la laine?
Un peu long mais intéressant !
Il y a quelques décennies encore, on élevait les brebis pour vendre leur laine. La tonte était un moment de récolte, de bénéfices pour les agriculteurs. Mais ces temps là sont révolus.
Aujourd’hui, la laine est très officiellement (depuis 2002) considérée comme un «sous-produit animal» par l’Union Européenne.
Et si les éleveurs doivent toujours tondre leurs moutons pour des raisons sanitaires (une fois par an environ), nombreux sont ceux qui ne vendent même plus le fruit de la tonte.
Pourtant, une poignée d’irréductibles se battent pour faire reconnaître que cette matière première a encore un rôle à jouer, et qu’elle est loin d’être un sous-produit.
La laine est «noble et de grande qualité» insiste Marc Touazy, tondeur depuis plus de dix ans (installé comme éleveur depuis peu à Saint-Paul-de-Jarrat), aussi président de l’Association nationale des Tondeurs de Moutons.
Mais avant de parler de la laine, un des principaux problèmes est «la disparition du monde ovin. Il y a un vrai problème de rémunération dans ce métier»
En Ariège, il y avait 756 éleveurs en 1991. Ils n’étaient plus que 538 en 2008.
Sans mouton, pas de laine. C’est imparable. Mais il n’y a pas que ça.
La laine est intégrée à ses risques et périls dans le tourbillon de l’Economie mondiale, «toutes les laines françaises sont exportées. Il n’y a plus d’industries lainières en France qui ont été délocalisées [...] C’est une matière première, cotée en bourse, comme le pétrole»
Et avec les prix actuels, côté éleveur, la vente de laine ne rembourse pas le coût de la tonte.
Le fait est qu’aujourd’hui la tonte n’est plus une récolte, c’est un coût. Une charge qui pèse environ 1,30€ par brebis pour les agriculteurs.
D’où une dégradation de la situation, avec un produit peu à peu délaissé, «les éleveurs ne font plus le travail génétique qui permet d’avoir de la laine de qualité. Et les gens n’ont plus été motivés pour récolter correctement. Par exemple: une laine pleine de paille devient inutilisable»
Autre conséquence: le métier de tondeur est peu reconnu (il y aurait une dizaine de tondeurs en Ariège). C’est pourtant un métier à grande technicité, qui ne s’improvise pas.
«On a aussi dissocié la production de viande et de lait, de la production de laine» précise Marc Touazy, «alors que ces différentes activités ne sont pas incompatibles»
A première vue, l’état des lieux s’annonce donc assez compliqué pour la filière, «on a perdu notre savoir-faire. Et si on veut revenir en arrière, ça va être très compliqué»
Mais tout n’est pas perdu, «en ce moment, une fenêtre s’ouvre car les deux gros producteurs (l’Australie et la Nouvelle Zélande) connaissent des difficultés. Et les cours de la laine sont remontés»
De même, cette matière première (qui, dans le passé, était utilisée partout: dans les maisons, les matelas, pour les vêtements) a été remplacée par l’industrie pétrochimique.
Avec la raréfaction des ressources (et l’augmentation de leur prix), un retour à des matières plus «écologiques» ne relève pas de la science fiction.
Dans la vallée de Niaux, Jean-Jacques Laffont transforme la laine depuis des années, dans sa filature (léguée de génération en génération depuis 1867).
Lui aussi a l’intuition que des lendemains plus «environnementaux» attendent la laine, qui n’a pas dit son dernier mot.
Les arguments sont infaillibles. Dans sa filature, «on produit la laine localement. On la transforme sur place. Et on la vend sur place»
Sans oublier la base: «la laine est un produit naturel»
Depuis des années, ce passionné travaille avec les éleveurs pour améliorer la qualité et la finesse de la laine.
Avec une obsession: obtenir un produit agréable au toucher, le moins rugueux possible.
Le travail de l’éleveur n’en sera que mieux valorisé selon lui, «de la laine de tarasconnaise est vendue entre 50 centimes et 80 centimes d’euros. De la laine Mérinos par exemple est vendue entre 1,50€ et 2€»
Voila donc le pari: miser sur la qualité comme seul salut, face à une industrie textile mondialisée et à un impondérable: «transformer ce produit demande du temps et de la main d’œuvre»
Conclusion? La filière de la laine n’a pas dit son dernier mot, «il faut partir de la base avec les UPRA, la chambre d’agriculture, les tondeurs, les éleveurs [...]
Avec tous les gens qui s’impliquent, on pourra avoir un beau produit et qui pourra, non pas concurrencer, mais rivaliser avec d’autres produits étrangers qui coûtent moins chers, parce que la main d’œuvre est moins chère»
Qualité, Ecologie, Filière courte... autant de mots lancés qui appellent, tous l’espèrent, de nouveaux débouchés pour la laine. - Anne-Sophie Terral - ariegeNews.com -
Orties textiles
Ortie de Chine ou Ortie blanche (Urtica nivea)
Orties textiles pour supplanter avantageusement le coton, le chanvre et le lin ?
Il y aurait intérêt, suggère un chroniqueur du Magasin pittoresque en 1884, à introduire dans l’agriculture française des plantes d’une culture facile, et dont les fibres, bien supérieures comme longueur et comme résistance à celles du coton, du chanvre et du lin, se rapprocheraient de la soie par leur souplesse et leur éclat.
Les substances textiles ont, dans l’industrie française, un rôle des plus importants, nous explique-t-il, ajoutant que, malheureusement, l’agriculture est incapable jusqu’à ce jour de fournir à nos fabriques de tissus la totalité des matières premières nécessaires à leur travail. En 1879, par exemple, l’importation s’en est élevée à 950 millions de francs, près d’un milliard.
On trouve ces qualités dans plusieurs espèces d’orties, dont les deux principales sont l’Ortie de Chine (Urtica nivea) et la Ramie (Urtica utilis, Urtica tenacissima). Les orties textiles sont vivaces comme celles de nos pays ; circonstance favorable, car elle évite la peine de les semer chaque année, ainsi qu’on est obligé de le faire pour le lin ou le chanvre. Quelques botanistes en font un genre particulier, le genre Boehmeria, parce qu’elles sont dépourvues de dards, ce qui en rend le maniement facile.
L’ortie de Chine ou ortie blanche appartient aux climats tempérés et convient, par conséquent, à la plus grande partie de la France : elle pousse très vigoureusement et peut donner deux et même trois coupes dans une année. La ramie, originaire des îles de la Sonde, se cultive à Java, à Sumatra et dans les provinces méridionales de la Chine. On pourrait l’acclimater dans le midi de la France. Sa puissance de végétation est encore supérieure à celle de l’ortie blanche, et l’on en tire souvent quatre récoltes par an. Il paraît, en outre, que ses feuilles nourrissent un ver particulier qui donne une fort belle soie.
Les fibres textiles des orties sont fort longs (plus de 50 centimètres), et d’une ténacité telle qu’un fil d’ortie de la grosseur d’un fil à coudre ordinaire ne peut être cassé à la main. Elles sont remarquables par un éclat et un brillant qui donnent aux tissus en fil d’ortie l’apparence d’étoffes de soie. ... / ...
La culture des orties textiles ne présente aucune difficulté. ... / ...
L’utilisation des orties textiles présentait une difficulté sérieuse : c’était l’extraction des fibres et leur séparation des autres parties de la tige. ... / ...
Le problème est aujourd’hui résolu : ... / ...
Article complet là : La France pittoresque
Alpes-de-Haute-Provence -
La laine entièrement valorisée grâce à un Pôle d'Excellence Rurale à Sisteron
C’est un projet unique en France qui doit voir le jour au printemps 2012 dans les Alpes-de-Haute-Provence à Sisteron. Une étude de faisabilité, financée en 2009 par la région Provence-Alpes-Côte-D’azur, a révélé que près de 1200 tonnes de laine n’étaient pas valorisées pour le textile en région. Un manque à gagner important pour les éleveurs de la région qui doivent, selon les réglementations, tondre l’ensemble de leurs cheptels. Pour soutenir la filière ovine, un Pôle d’Excellence Rurale (PER) a été imaginé. Son nom : « Alpes Provence Laine », une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). L’objectif est de collecter et de racheter la laine, jusque là non commercialisée, afin d’en faire de l’isolant écologique bio-sourcé, donc de l’isolant naturel, pour les habitations.
Le bâtiment, qui doit accueillir la seule colonne de lavage de laine de mouton en France, est un bâtiment pilote et hybride. « Ce bâtiment va répondre aux normes BBC (bâtiment basse consommation énergétique). Il va être isolé avec des panneaux en laine de moutons. Le bâtiment va faire l’objet d’un suivi. Grâce à des appareils de mesures, nous allons pouvoir suivre le vieillissement des produits installés », a expliqué à la radio Alpes 1, Jean-Marc Laine, directeur du PER « Alpes Provence Laine ».
Chaque année, dans les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence, entre 500 et 600 tonnes de laines considérées comme des déchets ne sont pas valorisées. Les toisons seront traitées et proposées à des industriels, installés sur le parc d’activités Sisteron-Val de Durance. Des conventions de partenariat ont déjà été signées avec près de deux cents éleveurs de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur. Les travaux devraient débuter le 19 janvier. Le début de l’exploitation est prévu pour juillet prochain. Selon les responsables du projet, près de 600 tonnes de laine pourraient être valorisées en isolant naturel d’ici 2015.
Le projet « Alpes Provence Laine » a nécessité un investissement de plus d’un million d’euros. Il a été subventionné à 35% par l’État, le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte-D’azur et le Conseil Général des Alpes de Haute-Provence. « Alpes Provence Laine » est le seul projet à avoir été labellisé Pôle d’Excellence Rurale (PER) dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en 2011. - Alpes-1 -
Bagnères-de-Bigorre. La laine ...
... plus qu'un objet de consommation
Tonte annuelle en mai pour Vie d'estive./Photo F.C.
La filière
Éleveurs, tondeurs, négociants, entreprises de filature, créateurs français, espagnols et belges mais aussi organismes publics (communauté de communes, conseil général, Parc national) étaient présents aux Rencontres internationales de la laine à Bagnères, en novembre dernier. Ensemble, ils se sont interrogés sur les perspectives économiques d'une filière laine dans le massif des Pyrénées.
Si le marché observe un intérêt réel pour une matière naturelle, les impératifs techniques et économiques restent dominants. L'histoire des Pyrénées souligne le rôle de l'élevage et du travail de la laine dans la survie des populations locales, mais le contexte mondialisé oblige à une réflexion et à l'étude aux perspectives réalistes. La laine française est majoritairement exportée vers l'Asie pour sa transformation. Disparition des unités de traitement dans les régions de production, coût du transport, manque de traçabilité, sont autant de raisons qui, faute de réaction rapide, mèneront à la disparition des savoir-faire.
Relance
Pour les éleveurs, la laine n'est plus une priorité mais une charge. Pourtant, certains d'entre eux veulent tenter l'aventure d'une relance de la filière. ... / ...
Le travail de la filière et la restructuration d'un secteur seront envisageables s'ils s'accompagnent d'une réelle capacité à valoriser un produit fini. ... / ...
Il ne s'agit pas de développer des productions commerciales à grande échelle mais au contraire d'étudier et de tester les possibilités de création en fonction des caractères propres à chaque race. Les Rencontres ont souligné l'urgence à mobiliser toutes les énergies pour sauver les petites unités existantes et à étudier les opportunités de création locales nécessaires à la survie de l'ensemble des acteurs de la chaîne (stades de la collecte, du tri et du lavage de la laine brute). L'intérêt des transformateurs et des consommateurs pour des laines issues de l'élevage pyrénéen passera par une information transparente, une amélioration de la qualité des laines et une structuration de la filière. Il répondra au besoin des créateurs, à la redécouverte d'une ressource renouvelable et naturelle et participera à la reconnaissance d'une diversité des races et du savoir pyrénéen.
Florence Coste - La Dépèche -
Contact : Halte-Laaa, tél. 06.31.03.27.45 ou 06.67.65.57.92
Avec la participation de Yan Brianti-Gaye info@viedestive.com
Tapis design en laine
... / ... Quels tapis préférez-vous ? Il en existe plusieurs types mais certains sortent du lot, grâce à leur qualité et à leur valeur : c’est le cas des tapis design en laine. Ils représentent la quintessence de cette industrie textile et sont de plus en plus appréciés par tous les amateurs de complément d’ameublement car ils sont à la fois beaux et précieux. Ces produits ont trois caractéristiques principales les distinguant des autres : les fibres utilisées, le projet à leur origine et enfin la manière dont ils sont réalisés.
En ce qui concerne les fibres utilisées pour le tissage du tapis, il ne fait aucun doute que la laine est l’une des meilleures solutions. La laine est utilisée depuis la nuit des temps et rencontre toujours beaucoup de succès et ce pour différentes raisons. Tout d’abord, elle est très appréciée pour sa douceur et pour la sensation de chaleur qu’elle confère au tapis. Même seulement au niveau
visuel, un tapis réalisé avec une fibre naturelle comme la laine communique une sensation de chaleur et d’accueil et se révèle être supérieur par rapport à un tapis tissé avec des fibres artificielles. La laine n’est pas seulement considérée comme la meilleure matière, uniquement pour cela ; de nombreux avantages supplémentaires en font le choix le plus judicieux. En effet, c’est également un excellent isolant thermique, ce qui lui permet de conserver la chaleur d’une pièce et d’isoler le sol du froid. La laine arrive également à emprisonner la saleté et la poussière, maintenant ainsi l’air plus propre. Il existe dans le commerce différents types de laine et les meilleurs tapis sont réalisés avec la laine la plus belle et la plus précieuse. ... / ...
Cependant, les fibres utilisées dans la fabrication de ces magnifiques tapis design constituent seulement un des facteurs les rendant si précieux. Un autre élément très important vient de la conception du tapis, qui est étudié dans les moindres détails par les meilleurs stylistes en matière de décoration. Ils en déterminent la forme, la couleur et les motifs : tout doit contribuer à créer un produit unique et parfait, caractérisé par son style et son caractère. Bien sûr, comme dans le cas des fibres, la compétence du styliste fait la différence : il peut créer des pièces d’une valeur inestimable inspirées par son imagination, ses idées et sa créativité.
Enfin, le dernier aspect important rendant un tapis vraiment précieux vient de sa réalisation. Il existe en effet des procédés, qui sont très différents du tissage industriel, en raison de leur complexité, de leur attention aux détails et qui font toute la différence. Derrière ces techniques, il y a la patte de maîtres artisans tissant à la fois selon des techniques antiques et des procédés modernes, pour un résultat vraiment particulier. C’est le cas de la technique du ciselage à la main, qui arrive à créer un merveilleux effet 3D obtenu par différentes hauteurs de poils ; un autre exemple est l’effet vieilli, obtenu avec une double teinture des fils avec lavage final et qui réussit à donner au tapis une couleur non homogène au style antique. ... / ... Article là : - Dott.ssa Chiara Bardini -



